Article Nouvelle République

Mais qui est le nouveau président de Cap Issoudun, arrivé in extremis pour reprendre une association dont personne ne veut vraiment ?

 

Vous étiez, encore récemment, directeur associé des Pantoufles du Berry, à Vatan. Étiez-vous engagé au niveau du commerce vatanais ?

Dès qu'il y avait une animation, j'y étais. J'ai toujours aimé les marchés et autres manifestations.

Vous avez été, par le passé, président d'une union des commerçants. Pouvez-vous en dire plus ?

C'était à Saint-Amand-Montrond, ma ville de naissance. J'y suis retourné dans les années 1980, où j'avais ouvert un magasin de chaussures. On a commencé au niveau d'une rue, puis d'une autre, avant de fédérer tout le monde. J'y suis resté quatre ans.

Quelle est la motivation de prendre les rênes du commerce local quand on n'a pas de magasin ou de local d'artisan, même si votre statut d'auto-entrepreneur vous permet de figurer au registre du commerce local ?

J'ai quand même un vécu de commerçant. J'habite Issoudun depuis dix ans et j'ai envie de m'intégrer. Je souhaite refaire ce que l'on a fait il y a trente-cinq ans, à Saint-Amand-Montrond.

La mobilisation des commerçants pour Cap Issoudun n'a jamais été très forte. De quelle manière comptez-vous vous y prendre pour les motiver à adhérer ?

Je vais aller voir les commerçants un par un et leur demander ce qu'ils souhaitent. Déjà, ça commence par là. Et si on leur propose un projet, ils adhéreront.

Vous vous êtes déjà positionné contre la venue des grandes enseignes au sein de l'association. Ce point a été la pierre d'achoppement qui a précipité l'ancien président, Nicolas Pinot, à la démission, car il ne se sentait pas suivi dans son souhait de les intégrer. A chaque président son cap ?

Notre rôle n'est pas d'animer les grandes surfaces. Sans centre-ville, elles mourront, car les gens partiront faire leurs courses sur Bourges ou sur Châteauroux.

Quelles sont les premières actions que vous souhaiteriez réaliser ?

Je suis pour des quinzaines commerciales, avec un bal et une buvette dans chaque quartier. Le marché de Noël, il faut le monter en gamme. Les tentes des années 1970, c'est le passé. La brocante, il faudrait que cela dure deux jours, qu'il y ait un thème. Et dans toutes ces opérations, il faut que les commerces restent ouverts.

Maintiendrez-vous le Salon du mariage, en octobre ?

Bien sûr, mais cette année, faute de temps, il sera comme les autres années. Il faut aussi faire des défilés de mode, mais cela doit durer le temps d'un week-end, avec des stands où il y a du commerce.

Vous étiez candidat aux municipales, sur la liste d'opposition. Posez-vous un premier jalon pour la campagne de 2020 ?

Il n'y a aucune arrière-pensée de ma part. Je ne voudrais d'ailleurs surtout pas que l'on parle de politique au sein de Cap Issoudun. Et puis, nous devons avoir le soutien de la Ville si nous voulons faire des choses. Sinon, ce ne sera pas possible !

Vous comprenez bien que cela peut porter à confusion. Si un conseiller d'opposition démissionnait, ce serait à vous d'entrer au conseil. Que feriez-vous ?

Je ne voudrais pas qu'il y ait collision. Étant donné mes fonctions de président de Cap Issoudun, je refuserai de prendre la place. Je suis davantage intéressé par l'idée de développer le Made in Berry que d'entrer au conseil municipal.

Propos recueillis par Emmanuel Bédu
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